breizh troopers

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URLM 2017: ultra raid de la Meige

 

 Bretons au TIBET
 Où quand 2 bretons montent une expéditions v.t.t. et se lancent à l’assaut de cols et de pics sans oxygène et sans assistance. 
URLM 2017: ultra raid de la Meige. Un nom qui ne dit pas que rouler sur ce terrain là veut dire souffrir. Situé dans les hautes Alpes, entre Grenoble et Briançon, le raid s’étale sur 2 jours, soit au menu: 70 km et 50 km et 3000m D+ /2500m de D+.  Ici tout est ULTRA. Ultra raide, ultra froid, ultra pentu, ultra long, ultra beau, ultra sympa, ultra solitaire, ultra silencieux, ultra majestueux. Le terrain de jeu qui nous est imposé,  est situé  entre la vallée de la Maurienne et la vallée de l’Oisans. Les cols du Lautaret et du Galibier sont de la partie mais pas comme vous le pensez, style tour de France. La sauce est plus forte: double dose de pente saupoudrée de givre. C’est plus fun et plus virile. 
Voici le récit de ces 2 jours au coeur du plus beau raid des Alpes. A ma sauce.

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Un défit plus qu’un pari. « Terminer ce genre de raid est déjà une réussite en soit. »
Quand Startrek entraine Gollum dans l’intersidéral espace-temps du réel et de la fiction, ça donne des effets spéciaux. On est devenu des mutants. Mi-mutants, mirobots. Capable d’affronter les éléments hostiles et de survivre. 5 jours avant le départ, la pluie et la neige avaient comme point d’impact, la Meije. A la fois pic et glacier, la Meije culmine à 3982 m et le bas du glacier: 2600m.  On décide d’un nouveau camp de base: de la tente queschua tibétaine, on passe à l’igloo 5 étoiles. Vendredi 19h, breefing du chef de la colonie. Les consignes sont claires: seul les solides et lucides survivront. Au moins dans ta tête est ancré le refrain: « marche ou crève ». Marcher, on a fait.  La logistique est en place: des relais radio sont placé aux endroits stratégiques pour assurer les communications ( pas pour toi et ton smartphone à 700 boules) mais uniquement pour la sécurité. Le vaisseau spatial est sur zone: évacuation des blessés

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par voie aérienne. 400 riders c’est peu et beaucoup à la fois quand toutes les emmerdes se donnent rendez vous au même endroit. 
Le PC course est au village de la Grave (1500m d’altitude), ligne d’arrivée du raid pour les 2 jours. Notre QG est à Villar d’Arène (1600m d’altitude) distant de 3km, ligne de départ du samedi également. Comme ça, on prend le café sur place.  Samedi: 6h. Nuit noire, -6°. Bienvenu en enfer. Le roadbook prévoie 1000m de D+ pour 16km. Pour une entrée en matière, je vous laisse apprécier. Frontale ajustée, la danse des canaris jaune fluo commence. Décollage dans la douleur. Pas de jambes, pas de souffle. Canard boiteux! Le jour se lève quand nous atteignons le col du Lautaret. 2057m d’altitude. 6km e 1h!!!!!!!! Une piste tranquille qui nous a fait retirer 2 épaisseurs d’un seul coup! On va finir comment? Hé Hé! On lève la tête: le Galibier. Un col à prendre en gilet jaune, à défaut du maillot jaune! Certainement le pire moment de VTT de ma vie de rider. Ultra pentu, ultra gelée, on doit notre survie à nos crampons mavic sous nos mocassins de pingouins sur la banquise. A cet endroit, le bike sur le sac, la pente à 45%, le premier qui tombe fauche les autres et c’est retour à la case départ sans toucher les 20000, 200m plus bas. Un bowling en relief!

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Le Galibier: un col entre les départements de la Savoie et des hautes Alpes, fermé l’hiver par la neige et reliant la vallée de la Maurienne à Briançon et la vallée de l’Oisans (alpe d’Huez: mégavalanche et les 2 alpes: mountain of hell). Choisissez. Nous, on a choisi l’ultra raid.  Bilan au col, il est 9h. Les 2 mains sur le gobelet de thé bouillant: il fait -7°; le soleil n’assure pas encore le dégèle. On a parcouru 16 km en 3h. 1000m de D+ en guise de petit déjeuner. Et maintenant le plat de résistance: plan Lachat et le massif des Cerces. A vos cartes! 56km et 2000m de D+. Va falloir faire le plein du réservoir pour arriver au bout. Ce n’est pas qu’on est à la ramasse complètement, parce qu’on n’est pas dernier, mais le souffle, les jambes et le coeur de sont pas sur l’alignement des planètes. Dès que tu fais un effort, tu rentres dans la zone rouge autant dire tout le temps. L’ennemi est invisible. Mais il sévit.

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Bon le moral a pris un coup, mais on n’est pas encore sur la touche. Maintenant on inverse la pente et un peu de D- va nous remplir le réservoir confiance. Ah oui, c’est sans compter sur le gel du terrain.  Pas un va échapper à la glissage. Les premiers mètres sont pour les chamois. La suite est plus fun. Tu fais ta trace dans l’alpage gelé, le grip y est meilleur que dans la trace officielle. Les mains engourdis par le froid, 
agissent sur les leviers de frein délicatement sinon ta roue arrière t’échappe

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brutalement. La finesse du pilotage dans toute sa splendeur. On maîtrise un peu! Le soleil met le feu au paysage. Température positive. On passe les portes horaires dans les temps. Ca c’est positif. Les ascensions sont compliquées: souvent à pied, elles nous

 

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minent le moral. Un regard, un mot à son équipier peut tout faire basculer. A midi dans  l’alpage, on se pose comme la plupart des riders. Plein le cul! On cherche les justificatifs pour continuer. On repartira vers le massif des Cerces pas convaincu par le timing horaire tant la moyenne est petite: - de 6km/h.  Souvent au dessus de 2000m d’altitude, pas d’arbres et le silence est impressionnant. Nous sommes petit devant ce désert minéral mais tellement envoutant pas sa beauté. Les chamois et les marmottes habitent le quartier, parait il. Les marmottes: on le sait par les trous qu’elles ont creusé! Pratique si tu as un trou à faire! Penses y pour ton jardin. Chacun sa route, chacun son chemin, le monde du silence s’installe, en respect à cette nature que l’on ne veut pas déranger. C’est aussi un moyen de puiser au fonds de soi-même, le courage et la force morale de continuer. J’ai ignoré pendant un long moment, le temps n’est plus mesurable à ce stade, mon équipier, qui comptait certainement sur moi pour l’aider.  On alterne les deux sens de la pente. Les montées sont longues au regard des descentes qui nous paraissent courtes. Le soleil fait monter la température. On retrouve de la motivation, ça devient plus joueur par endroit et on dépasse des riders
encore plus à la ramasse. Objectif: passer la barre des 55 km à 16h pour rester dans le timing du road book. Au km 51, la surprise promise est devant nous: on part sous terre pour 3 km. Nous passons du mode bipède au mode taupe. Nous prenons une galerie creusée pour faire passer un collecteur d’eau sensée alimenter une turbine électrique dans la vallée. On longera ce tuyau sur 3 km à la lueur de nos frontales dans une atmosphère saturée d’humidité. Oppressant cette portion de tunnel. De l’autre côté c’est le ravito 4 au km 54. Un refuge de montagne au milieu de nul part. Une halte pour la nuit pour quelques randonneurs qui auront eu la surprise d’avoir la neige au réveil.  S’en suit la descente qui vous redonne la patate. Un single track où la précision de pilotage est obligatoire. La sanction: une chute de 300m de D- d’un seul tenant. On n’a

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pas essayé, chef! un pur bonheur après tant d’effort. Pour nous, on pensait avoir assuré le passage à niveau et avoir validé notre ticket pour la dernière portion jusqu’à la ligne d’arrivée. Que nenni! On a du louper une partie du breefing car elle était déplacée au km 60. Le retard de 35 minutes va nous mettre hors jeu pour le circuit officiel. Le commissaire au C.P. 60 nous indique la direction à prendre mais notre peu de cerveau refuse d’abdiquer. C’est quoi le plan B chef? Ben, tout droit mais plus de balisage. Comme ça, on ne saura pas si on s’est trompé. A ce moment là,  nous sommes à 1700m d’altitude. Il reste 10km à parcourir. Pas envi de rentrer tout de suite, on roulera encore un peu. Et dire que 5h avant, on voulait
bâcher! Devant la difficulté qui se dresse devant nous, on reporte au lendemain, la fin du raid 70km. La ligne d’arrivée à la Grave est à franchir quelque soit votre classement. C’est qu’on est comptabilisé pour des raisons de sécurité. Comme les moutons après la transhumance. On aura mis 11h30 pour 72 km. Je ne sais plus ce qu’on s’est dit à ce moment là mais la performance pur, c’est d’être en vie, entier, avec le vélo. Une victoire en somme! On a gagné, le droit de rejouer!
La soirée sera le moment ou nous déciderons de ne pas repartir pour la deuxième partie du raid, le dimanche. 50 km et 2500m de D+.  Et nous serons pas les seuls. Reste un peu de travail sur le parcours 70km et du défrichage en free dans la vallée.  Dimanche, il a neigé au dessus de 2600m. C’est froid mais majestueux. Le pain est frais, le café savoureux, le soleil envoie ses rayons pour une belle journée de ride. 

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Au programme: le pic de l’Aiguillon à 2100m. Sur la photo, c’est celui qui est à gauche. 500 de D+ depuis notre igloo, ici à Villar d’Arène. On entasse dans nos sacs le J.C.B.: le jambon-chips-banane. Le chouchen en bidon sur le cadre et c’est partie pour le camp de base pour le déjeuner. c’est au lac du Pontet (2020m), voir le diaporama sur youtube ou sur le blog pour comprendre, que nous savourons cet espace de montagne pour nous presque tout seul. Là, c’est le pied de pouvoir se poser sans chrono pour te foutre la pression. Le pic par la face sud. Alpage fraîchement fauché, ça roule propre

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et détendu. C’est fun. Séance photo au sommet. Ca caille sans le soleil mais ce qui nous attend, c’est 600 de D- d’un seul tenant. Le gâteau du dimanche est servi!  Arrivé à la Grave, on repartira rouler le circuit permanent le long de la rivière  en bordure du parc des Ecrins et dans les deux sens, histoire de souffrir encore un peu. La fin de la récréation (environ 40km), marquera le retour de la pluie vers 16h30. Mais là, on était au chaud. 
     La sagesse l’a emporté. Le plaisir de rouler fut entier. L’ultra raid est un raid qui exige beaucoup et qui ne pardonne rien. Alors, pour y revenir, il faudra être encore
plus fort et masochiste!  On en discutera un jour, peut être, hein!                                                   ——————————        BRUNO, alias startrek

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21/10/2017
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déval nore - cap nore

                                DEVAL NORE  /  CAP NORE 2017

 

 

 

LES BREIZH TROOPERS ET LES CATHARES

 

 Encore une nouveauté à mettre dans la musette pour 2017. Les cathares du pays de

lAude nous propose 2 jours de VTT pour donner lassaut face à un ennemi redoutable: le pic de Nore et ses pièges en tout genre. Samedi: la devalnore 380m de D+ / 1000m de D- pour 30 km de piste. Dimanche: un raid (on monte et on descend). La forteresse nest pas imprenable mais va fallo

 

 


ir sortir les bonnes munitions pour en venir
à bout. Voici, à ma façon, le récit de ce WE au pays où sest joué une bataille contre les éléments naturels.

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Notre appel du 18 juin fut pour la troupe, un départ en pays cathare, à Villegly en Minervois au nord de Carcassonne. Notre armée, forte de 13 combattants, chevauchant des montures vieille de la veille, embarque tôt le matin pour rejoindre le quartier général distant de 900 km. Après 12h de liaison routière et quelques embuscades, nous envahissons le gîte dun autochtone pour ripailler et festoyer autour dun abreuvoir géant où même les chevaux pouvaient entrer. La cervoise a coulé à flot dans des gosiers desséchés par un soleil brûlant. Seul, la gueuse manquait à lappel!

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La feuille de route pour samedi nous emmène au pied du pic de Nore: 130m daltitude, au château de Villegly. Nos renforts sur place se nomment ATAC. Avouez que le nom colle bien au programme. Ils ont planifié  une percée sur le flanc sud du pic au plus fort du pic de chaleur de la journée: 36°.  La montagne n’étant pas équipé darbalète mécanique, cest en carrosse que nous montons au sommet: 1211 m. 380 gueux dans des tenus les plus diverses possibles: de la jupette en lycra, à la carapace de spationaute. Cest juste que certains nont pas conscience de ce qui les attend. cest le cerveau qui nest plus en phase avec la réalité: cest la chaleuuuuuuuuur! On sen fout, nous avons de quoi survivre en terrain hostile. Full gazzzz dans la pente en queue de formation. On laisse les locaux bander un grand coup! Nous, on occupe le terrain en plusieurs vagues. Les maillots rouge (le fer de lance de la compagnie; les maillots vert (el presidente et sa garde rapprochée),

 

 


 les maillots orange (el sarthois et sa garde rapprochée). Chacun son tour et tous à la buvette pour la cervoise. 30 km à rouler pour rejoindre le camp de base et 4 bosses de chameaux à gravir pour basculer dans la pente du bon côté et surprendre les photographes allongés dans le massif pour mitrailler de pixels nos portraits de warrior. Lennemi est ailleurs. Lennemi: cest linconnu du terrain. Sur le haut, cest à découvert quon progresse. Une piste roulante, très roulante où le freinage est interdit sous peine de sortir de lornière et de se faire rouler dessus par la garde arrière. Alors exit les freins. qui a dit: «  on roule cool? » Pas de de résistance dans la garrigue, le combat est sans issu. Des blessés par  dizaine. Des vélos agonisants sur le dos: chaîne cassée, pneus crevés, certains ne verront pas larrivée au camp de base. Le tri par la ruse et le sang froid. Le fort lemporte. La pente est fuyante, le fou-gueux se retrouve rapidement au milieu de nul part, encerclé par une végétation hostile où le serpent guète sa proie. On se recale sur la piste entre 2 guerriers survivants pestant dans la poussière quils soulèvent dans des freinages appuyés. On enchaîne avec lascension du poste de guet qui surplombe la vallée de Carcassonne. Une ligne de crête qui donne le vertige par sa longueur et sa technicité. Une brèche dans les lignes

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 ennemis permet une percée jusqu’à la civilisation. La taverne à mi-pente nous restaure et nous abreuve avant de reprendre nos montures bien meurtris par un terrain cassant. On compte nos effectifs: manque à lappel une partie des troupes attardé par un combat acharné avec le terrain et les embuscades de toutes sortes. Par toutatis, le graal est à conquérir: vaincre ou mourrir! Lavancé est violante: la herse déchire le pneu reinforced de sieur gollum. Le terrain est miné de trous et de ravins, de pierres qui roulent et de marches quil faut sauter et de guerriers à pied sans la troisième couille qui permet de grandes choses. Que nenni! par tous les dieux, le frisson est intense et ladrénaline à 300°. On lâche les chevaux dans le sous bois et sa piste avalée à pleine balle nous fait pousser des ailes pour finir sur la roue arrière le long du ruisseau, dans les faubourgs de Villegly, fief dun soir pour ripailler avec le seigneur local.

Point de résistance sur ce flanc du pic de Nore. La reconnaissance sest achevé par le banquet donné en notre honneur sur la place des fêtes. Le breuvage local est avalé, la cave vidée, la pizza croquée, retour à l’étable qui nous sert de gîte. Bilan de la reco.: le pied, pointure XXXXXXL. Demain, cette partie sera au menu après le km 52! Là, je dis que ça va être pleine balle sans toucher beaucoup la planète. Qui aime, me suive! Pas tous en même temps les réponses. Ah, sieur Jeanmich dégaine le premier!

2 cervoises plus tard, un refit de nos montures réalisé avec attention, labreuvoir à cheval nous accueille dans une eau à 26°. Quel pied! Ca te relaxe, la gueuse en moins.

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La nuit tombe, les poules sont à labri du renard, cest Sieur Yann qui me la dit!  Sieur Philippe va mieux. Sieur Seb veille sur lui la nuit mais lempêche de dormir car il va pisser à 2h du  matin le trop plein de cervoise de 23h. Sieur ZAZA continue le combat de nuit mais avec un ennemi redoutable: la mouche. La  mouche vicieuse, la mouche suceuse-piqueuse. Un zombie quon a retrouvé au levé du jour J.

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Le raid du dimanche: 82 km ou 65 km

La prise de la place nous fait partir après le levé du jour: 6H20. Quand les chauves-souris laissent place aux corneilles. Trop tôt, trop tard! Pas assez de sommeil.La fraîcheur est un bien quil faut savourer à cette heure où les braves partent au combat. La cohorte se coupe en deux: on met en place la manoeuvre de l’étau: une approche par le flanc sud-est: 65 km, une autre par le flanc Est, fort de ses 82 km. Vous aviez froid, vous allez être chaud bouillant! 34° annoncé. Souffrir, vaincre ou mourir! La course contre le soleil est lancée. Cest parti derrière moi, jimpose une cadence de diesel en phase préchauffage. Cest joueur, roulant dans le vignoble de sieur cuvée Villegly en minervois. On enchaîne bosses et descentes rapides sans jamais dépasser les 300m  daltitude. On sarrache sur nos selles, on tire sur le guidon, on cherche lombre sous le couvert des arbres. A ce jeu, le rythme ne convient pas à tous. Le groupe s’étire, se casse. Le soleil dépasse la ligne de crête. Ca chauffe comme un grille pain volume 10. Maintenant on enclenche le mode survie. Il faut sauver sa peau ou dessécher et servir de pitance aux vautours. 15 km, 2 litres deau avalé! Le ravito 1 est le bienvenu pour calmer langoisse du deuxième choix. Hein Zaza! Tas eu chaud, maintenant tu vas avoir chaud bouillant. Je goute la saucisse chaude à 7H33 du mat. Tout juste à point sur le barbeuc. un délice. Savent recevoir les locaux ATAC!

 

 

 

 On ripaille, on cause du pays, on lève la tête pour voir le reste du D+. 911m en route directe. 17OOm en ligne indirecte, 2100 au total. Lenfer vous ouvre ses portes: Satan est votre guide. « Oh Satan, prend pitié de ma longue misère! » La chaleur dépassant les 25°, les cigales se mettent à chanter ( pour ceux qui aiment). Je vois déjà la tête de certains qui ont souffert de ce chant mélodieux. La chaleur vous pompe l’énergie sans que vous vous en rendiez compte. Lair chaud accélère le rythme cardiaque. La chaleur crée des hallucinations: sieur Seb verra des lamas marcher à côté de lui! Zaza agonisera dans un fossé, inconscient, secouru par lescouade suivante. Bouche ouverte, les mouches prêtent au festin! La suite de la prise de la colline sera dans la continuité: alternance de singles, sous bois apportant de la fraîcheur. Le ravito 3 est à 7km du sommet. Pas de saucisses! Il est 12H33. On est 3 échappés dans la garde avancé. Où est la troupe? Les unités amis sont vautrés à lombre dune sapinière. les autres cherchent la source de vie: LEAU. -« Mieux vaut régner en enfer que servir sur terre! » Cest le délire qui te guète. Tes propos sont incohérent. Veut plus continuer. Veut rentrer par la route. 100% bitume!  Des mots sont vomis: -« jai le cul en feu ». « Mon chamois est trempé! ». Linsolation fait des ravages, la chaleur ramollie le cerveau qui boue sous le casque. Marche ou crève. zont marché! On repart non sans avoir vu 2 visages hagards arriver quand on partait. ils souffrent mais ne lâchent pas. La piste nous plonge dans la sapinière. 2 km de bonheur intense concentré à slalomer entre les arbres. Le top du rider tant c’était joueur. Le traceur du truc mérite la mention: excellence. Des gamins dans un tas de sable! D- = D+. Faut remonter. Maintenant cest le sommet en visuel. Les troupes amis occupent le sommet. On fonce à découvert, rafraichi par le vent! Un ventilateur force 10. Cest bon pour le moral, enfin presque. On soctroie une pause au sommet: Jen profite pour une sieste de 8.

 

 


 

                                FATIGUE MAIS PAS VAINCU !

 

          pic de Nore :  1211 m daltitude

 

 

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                                                  Sieur Gollum

 

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le  Sage

 

 

 

 

 

 

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le penseur

Lassaut final. Le terrain est à reprendre à lennemi. Tout donner pour ne pas avoir de regret. On enfile les jokers: coudière, genouillères. Un dernier regard derrière nous. La garde arrière arrive. Le moral revient. On ouvre en grand les suspensions les yeux aussi mais la poussières te fait vite regretter ton audace. Tant pis, avec un oeil on doit pouvoir rouler ou presque. Full gaz! On connait la piste. Mon gollum a pris une flèche dans le cul. Peut plus se poser sur la selle. Tout debout sur les étriers pour reprendre du terrain à lennemi. Cest le grand frisson, overdose dadrénaline, la poussière camoufle les pièges du terrain. Plus dune fois on a fait les bas côté de la piste. On sort trop large  par endroit  mais le grip est tellement fort que tu reviens pleine balle sur la trace. A ce jeu, celui qui freine est un lâche, celui qui freine  pas est un con! Mais moi javais quun frein dispo. Donc un demi con! Vla 2 guerriers de chez nous qui pavoisent à lombre de nul part et qui nous barrent la piste. On vous attendait, quils disent. Ben nous voilà pardi! Dernier ravito dans la pente. Le chameau il a soif, de la bière non de Dieu! Faut attendre encore un peu. Lennemi est partout, la fournaise thermostat 12. Jai soif. Tavernier une cruche! Rafraîchissement au jet deau. Que cest bon. Et paf: le scoop à la gollum surprend par sa violence: « jarrête là. Trop mal au cul! 100% bitume » je rentre par la route. « Hé PéPé, tas fait dans ta couche? »

Bon sur ce coup là, jai pas de solution pour le sauver de son cauchemar. Ils restent avec sieur Fanch et sieur Yo. Me voilà avec sieur Jeanmich en couverture, pour reprendre les faubourgs de Villegly aux Cathares. On fonçe sinon la bière va être chaude. On roule prudent hein Jeanmich! Ben non, on na pas été raisonnable. Tout sur la tranche. ( comprendre les crampons sur le côté extérieur). Après avoir éliminer 3 tortues qui roulaient version balade aux champignons, on a roulé 28X10 et franchit le pont-levis en vainqueur. Chaud devant, desséché du gosier mais quel pied ce terrain de guerrier. Pas compliqué mais exigeant physiquement.

La victoire est belle pour la troupe. Toute la garnison est au rapport. Des blessés mais pas de mort. Nous ramenons le trophée du détachement le plus nombreux sur place et vivant!

PAR TOUTATIS, le menhir est solide! Le chouchen limpide. On est INVINCIBLE.

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 Les cathares ont déposé les armes. Ont levé les chopes de bières haut les mains et remis le trophée à nous, en présence du seigneur local. Le trésor est entre nos mains. Du nectar local en bouteille. Encore à boire direz vous? Et oui. Car celui qui ne boit pas, parle pour ne rien dire! Celui qui boit, dit tout et même plus!!

Allez faire un tour dans cette région. Cest beau, cest chaud et savent recevoir. La version 2018 risque d’être un grand cru! Les cathares ont la peau dur. Allons les chercher sur leur terrain, montrons que les bretons sont solide et dur au mal.

          YER MAD!

                                                                  Sieur BRUNO (rider reporter)

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06/07/2017
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Vallnord en Andorre 9 au 11 octobre 2016

pas évident de faire un compte rendu 2 mois après.... bon après la Forestière dans le Jura en 2012, la Gamelle Trophy en 2013 et 2014, Millau en 2015 la sortie de fin de saison s'est faite en Andorre à Vallnord , c'est la première fois qu'on se faisait un free  trip en station, et pourquoi là, bah c'est la station des Pyrénées, site connu pour acceuillir la world cup , une mégavalanche... les terres de Max Commencal et aussi le spot de Cédric Gracia...et aussi sur les conseils des Penn Sardines, et de Julien et Oliv qui nous accompagnent et nous serviront de guide pendant le séjour.

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On descend le samedi 8 octobre à 2 fourgons, on est 8, Korrigan, Gollum, Adrien et Anaëlle, Gildas, Chris, et donc Ju et Oliv, on s'arrête au Pas de la Caz pour les courses et boissons énergisantes, puis direction Pal ou Oliv nous a réservé le  chalet qu'il avait occupé avec son séjour avec les Bleus, un big chalet sur 4 niveaux dont un au sous sol pour les bikes, nickel .

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Petite parenthèse la station andorrane ferme bien plus tard que les françaises qui elles  ferment en générale fin aout....

 

dimanche 9 oct : 1er jour  il fait frais mais super beau , on découvre le spot, on est prudent , c'est la découverte et pour certains d'entre nous c'est la 1ère fois en station, on commence par une petite verte et ensuite direction le pic del cubil à 2358m pour se faire la rouge la Maxi avalanche et puis la bleue Skipy qui nous ramène à la Caubella ou s'arrêtera régulièrement pour se désaltérer, bon bref je ne vais pas toutes les faires..

pour faire court, il a fait beau pendant 3 jours, certes il faisait un peu frais le matin mais avec les carapaces on ne sentait pas le froid, et puis pour rouler c'était juste parfait,

les pistes étaient, dixit Julien et Oliv plus défoncées qu'en juin mais franchement c'était top,

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on aura profité de tout et abusé de rien (hum)....des pistes, du soleil, des soirées au chalet au coin du feu, tout n'est pas racontable, à la fin tout le monde était unanime pour remettre le couvert le plus tôt possible...

il y a encore des mots qui résonnent dans ma tête; san miguel,   la commençal,    rhum,   Adrien :présent,    putain c'est bon,    la cubil....

 

 

 

les vidéos

 

 

 


06/12/2016
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Pléchâtel 10-11 septembre 2016

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l'an passé , c'était en juin on avait fait le raid avec Seb, Gollum et Jm, les organisateurs nous avaient dit alors que c'était la dernière édition car trop de travail pour le raid en juin et la rando en septembre, à l'époque on leur avait promis qu'on reviendrait, le trooper tient ses promesses... en plus c'est sur 2 jours ce qui permets pour ceux qui habitent loin de se faire 2 jours de ride, surtout que cette année ils inauguraient un nouveau tracé le Plech'n'boss, inspiré des roc'h n boss, un parcours technique et physique de 25kms pour vttiste confirmé et entrainé car sur le papier 25 kms c'est un parcours familliale et bin non...

 

bon on reprend les mêmes, Gollum et moi rejoignont Jm qui habite désormais cholet et  Fredo el sarthois qui nous rejoindra un peu plus tard.

 

on arrive sur le site à 15h, comme d'hab on est les derniers....les 3 premiers kms sont communs à tous les circuits et ça donne le ton car ça n'est pas roulant par ici....de la roche , de la caillasse, de la racine il y a de tout....bon on arrive sur le tracé Plèch'n'boss et voilà on se rappelle vite du terrain, c'est très vallonné mais pas comme chez nous, pas de phase de récup les montées c'est des raidars, tu es debout sur les pédales ou alors tu es à coté du bike et tu pousses, les descentes sont courtes pour certaines mais très pentues, bref on se répète souvent technique et physique mais là ça prend tout son sens, Jm qui roule désormais sur des terres plates commence à tirer la langue...les kms s'enchainent très lentement, on arrive au ravito Pastis 35 avait commencé à plier ses tables... on lui fait part de notre enchantement de rouler ses traces, il est content que ça plaise et pour sûr ça nous plait, allez on repart car on a fait que la moitié et les jambes commencent à se faire sentir....en partant c'est une pu... de descente qui nous attend avec du public équipé d'appareil photo pour immortalisé une (très) probable chute , vu la difficulté et pente, bon avec Steph on s'y colle mais un arbre nous arrêtera, on remonte et ...on prend l'option "cool"  quitte à passer pour des fiotes au moins on est entier car on a encore des trucs à faire cette année....

on continue dans des singles plus rapides on s'éclate comme des gamins un 25 décembre et là ...merde plus de Jm bah il est ou? on attend un moment on l'appelle  il s'est perdu et ne trouve plus son chemin...il est fatigué le gars, on fait chemin inverse et on ne le trouve toujours pas... bon on finira par y arriver, allez encore quelques patates quelques bonnes descentes et hop hop hop on est à la salle ou nous attend Fredo, on est les derniers , les organisateurs nous accueillent avec la banane et le breuvage local la St Colombe, vache elle est bonne cette fucking beer tellement bonne qu'on en reprend quand on nous en re propose.... on remercie chaleureusement nos hôtes pour leur travail et on file à notre camp de base , à quelques kms de là.

 

on finira la soirée entre pizzas, Britt, St Erwann,  rillette de bœuf, courgettes au curry.

 

 

dimanche, réveil à 7h15 le temps d'émerger et de se préparer on se retrouve à Pléchâtel à 9h , on est encore les derniers....bah tant pis on a la journée, on est parti sur le 55 kms, et hop hop hop des singles, des patates , ça tournicote, ils savent exploiter les bois par ici, 13kms 1er ravito far breton tenues par la gente féminine et massage pour Fredo,

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allez c'est reparti et toujours pareil , c'est top certes moins pentu et moins physique que la veille mais quand même ç a pique les jambes hein JM, on fait la 1ère boucle du 55 (plutôt roulante) et on arrive au second ravito, toujours aussi chaleureux les gars du club de Pléchâtel , il nous conseille de ne pas faire la seconde boucle du 55, et là une gamine de 12 ans avec son btwin et son père qui sont sur le 45....on la félicite car on est à Pléchätel pas à Pont l'abbé ,  allez c'est reparti ,Jm nous dit de rouler et de ne pas l'attendre, hors de question on ne va pas le reperdre encore....après un long passage dans un bois ou fredo nous a montrer comment il avait toujours la caisse dans les montées, on arrive sur des portions plus roulantes, on arrive au 3ème et dernier ravito, avec Fredo on échange nos bikes, me voici donc en 29 pouces et 100mm de débatement, et tout shuss, ça secoue mais quel rendement, c'est impressionnant , je suis le sarthois dans les cotes par contre pas dans les descentes....me manque la tige de selle télescopique, plus l'habitude de descendre avec le cul en l'air....

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à une bifurcation , Jm prend le 35, il avait oublié comment c'était la bretagne du 35....allez nous on continue et ça appuie sur les pédales certes c'est plus roulant, mais ça envoie , dernière boucle du 55, Gollum hésite...bah ça n'est pas son habitude, (je fais le malin mais si j'étais resté avec mon strive j'aurais certainement hésité aussi), il se ravise et on finit par la finir cette pu...de rando avec sa traversée de rivière, terrible....ça y est c'est loché, on retrouve Jm qui a récupéré et qui nous dit: "ils veulent nous payer un coup", pour sûre , on les remercie une nouvelle fois pour leur travail et leur sympathie.

au fait on est pas les derniers, voilà qu'arrivent la fillette de 12 ans et son paternel sous les applaudissement de l'équipe organisatrice et des derniers vttistes qui sont là à savourer la St Colombe, Respect....

voilà on aura passer un put... de weekend , cool de rouler avec Fredo et Jm, un grand merci à Pastis 35 et toute l''équipe de Pléchâtel pour leur tracé, et leur acceuil (on l'avait déjà signaler lors du raid, mais ils savent recevoir à Pléch...) et comme promis à l'année prochaine, plus nombreux.

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13/09/2016
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juin 2016 les pass portes

 PASS’PORTE DU SOLEIL 2016                                     OU LES DOIGTS DANS LA PORTE

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 Encore un projet d’évasion réalisé après 3 siècles de préparation par 7 breizh-troopers et 2 sympathisants . C’est pour nous le plus grand rassemblement à organiser et surtout de mettre en place une logistique pour ne manquer de rien. Imaginez un rider breizh- trooper qui manquerait de bière ou de câlin!!! Non, ça ne peut exister. Notre troupe rassemblant diverses compétences allant du pâtissier en chef en passant par des ingénieurs en mécanique, un docteur en maintenance électro-mécanique, un distributeur de bière, de chouchen. Bref, on ira au bout du périple avec la réussite.   On bouge avec 2 carrioles qui engloutiront tout nos bikes et nos nommmmbreuxxxx bagages et pièces détachées. Comme si on allait ouvrir un shop à Morzine!! Ca rentre avec un chausse-pied. Départ 5h du matin après avoir ramassé le chef pâtissier au fournil et accroché le wagon de bikes sur le bord de la 4 voies. La France est toujours trop grande quand il s’agit de la traversée. On voyagera avec 32° et grand soleil, ou comment transpirer sans rien faire. 18h14, photo de famille devant le chalet qui nous sert de cabane à Morzine, là où on n’ouvrira pas de shop.
Chalet pour 10 fêtards qui offre la possibilité de se paxer. 
LES BREIZH TROOPERS SONT HEUREUX DE VOUS ANNONCER LE PAX DE SEB AVEC MICK. Le couple accepte les cadeaux de toutes sortes mais préfèrent toutefois la bière. Je vous passe les détails de la visite des pièces mais des lits pour tous, simple, double, clic clac, BZ. Bref, à vous de vous empiler comme vous le voulez. J’ai divorcé de gollum qui dort seul dans un lit double. Je dors désormais seul dans un lit simple mais dans une chambre double. Le couple légitime occupe un lit double car nous avons une rider. Et oui, vive le sexe féminin. Les jeunes paxés dans 2 lits simples. Le web master, seul dans un lit double et 2 jardiniers pour 2 clic-clacs. Ouf tous le monde peut ronfler. Et de ce côté ça va bien. Vendredi c’est pour nous le circuit de la pass-porte. On ne chôme pas pour reconditionner  les bikes et préparer les sacs. Un vrai salon du vtt sur la pelouse. Il est 20H et il fait encore 26° à 900m d’altitude. La bière coule à flot pour faire baisser la température intérieur de nos corps suant à grosse gouttes. Une soirée qui va laisser des traces pour certains!

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JOUR J:  on récupère les plaques de cadre: 4 partent de Morzine, 5 des Gets. Regroupement aux Gets pour rouler le circuit ensemble. Malgré les pluies d’orage, la surprise viendra du terrain qui est sec à 90%. Ca c’est cool pour les sensations. La particularité de ce trip, c’est de rouler le D- et faire le D+ avec les remontés mécanique, style bétaillère, benne pour troupeaux ou siège à équilibre précaire. T’a pas toujours le choix de voyager avec ton vélo, tu prends une bonne dose de vertige par endroit, tu atterris au sommet avec un comité d’accueil  qui assure la réception de ta bicyclette. Cool cette histoire. Et maintenant on fait quoi? On suit le balisage, on ouvre les yeux et on bouffe de la plaquette. Dans quel ordre siou plait chef? Comme tu le sens mec  parce que c’est sans importance sur le déroulement de la journée. 80 km, en France et en Suisse. Des ravitos copieux comme les montagnards savent en fournir. Du relief, de la neige, un peu de boue ( sinon ce n’est pas normal), des vaches en liberté ,de la chaleur ( mais pas trop) et du SOLEIL. Un cocktail à faire péter l’adrénaline dans les veines. Overdose de tout, pour tous et vu que certains ne connaissaient pas la montagne sous cette angle, le joker c’est une bande de potes pour faire les cons jusqu’au bout. Oh putain…….. C’est parti dans la pente. Chris connait la montagne mais à encore les neurones connectées, notre couple légitime connait la piste alors c’est une balade pour eux, les débutants parfument la montagne avec leurs plaquettes cramées. Tantôt chemin pour 4X4, tantôt piste à vaches puis pistes de MTB balisées bleue ou rouge, on alterne virages sur virages et saut de tables pour dévaler la pente et s’enfoncer plus encore dans une autre vallée qui révèlera d’autres paysages encore enneigées. C’est bon ça. Qui a dit que c’est du vélo pour féniasse? Faut quand même rester sur le bike, actionner les leviers de frein mais pas trop, gérer la tige de selle (pour ceux qui en ont!!!!!), vérifier le balisage, slalomer entre les vaches, actionner la caméra, doubler les attardés (pas mentaux, les autres participants: 2500!). C’est mentalement épuisant. Le pire, c’est les séances photos. Alors là, je pense que les pauses les plus longues furent pour mettre sur la pellicule 9 pékins et les montures. Chacun y allant de son moyen de pris de vue: smartphone, numérique, caméra. « Please, can you take a photograhy with my phone? » A ce rythme on ne finira pas la boucle. MORZINE, Les GETS, les LINDARETS. Premier sérieux ravito à 10H30. Dans les alpages, on verra la préparation de la tartiflette géante: diamètre 2m.x2 Un peu tôt pour une assiette. On se rabat  sur le buffet classique: fromage-charcuteriecafé-bière. Tout pour donner la pêche ou la banane, tu choisis.

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Du monde ici. C’est un peu
le point central avant Châtel où à lieu le salon du vtt cette année. c’est fluide sur la piste, un peu moins pour remonter. mais rarement plus de 15’ d’attente. Prêt? Un tour de catapulte, on est au sommet. Direction Châtel. On roule le bike-park, ses pistes virolo, ses forêts de sapins au sol bien humide et racineux. C’est le pied. Les débutants s’affirment et passent devant. Ca prend de la vitesse et de l’assurance. un sourire permanent sur les visages, les mouches collées sur les dents, la boue sur les masques. Les gladiators ont des tenues de CRS dans les rues de la capitale. C’est du XC habillé en DH sur des vélo all mountain. Putain de dégaine. Mais ici personne ne te voit, pas de ridicule qui tue. Tu sors couvert, ou pas, tu fais un tour en hélico, ou pas, tu te fais mal ou pas. Bref,tu prends ton pied à ton niveau. Pied à terre pour arpenter le salon et ses nouveautés  2017. « Qui veut changer de bike, lève le doigt? » J’en profite pour passer chez Cannondale récupérer une vis de levier de frein. Le SAV en direct comme les pros sur la piste. C’est ça la classe. Se prendre pour un pro et réussir à l’être. N’applaudissez pas trop fort siou plait. Je reste modeste. Comme personne n’a de course à faire, on repart pour passer la frontière et faire un tour par la Suisse. Un peu de chocolat de contrebande. Même balisage, même plaisir, on immortalise les montagnes dans les dites boites vu précédemment.  Pour moi ce sont les mêmes que chez nous. Mais ça fait marcher le commerce. A si, ils ont un truc bien à eux les suisses: les remontés méca sont aussi rapide que leur débit de mots!  Pour le coup, tu fais la sieste en même temps que la remonté. Et là haut, on fait quoi? ben du vélo. Du D- pour retrouver le ravito de Champoussin coincé au fond de nul part. Eton mange quoi? du CHOCOLAT pardi!  Pas trop faim pour le coup car on grignote plus qu’on mange réellement mais la charcute et le fromage sont  au top du poil. C’est pour dire que Mick et gollum et moi même d’ailleurs, on a rien laissé aux autres. Chris encaisse la chaleur a sa façon et ne trouve pas la force pour gloutonner comme nous. Un passage à vide. Et la technique dans tout ça me direz vous? Cool pour tous car c’est un parcours accessible à tous. Après ce passage en Suisse, on la quitte avec un téléphérique qui part du Crosets et qui nous satellise à 22OOm vers le lac vert qui est encore blanc, histoire de voir si la neige est facile à rouler. J’ai vu le résultat. On est pas prêt pour rouler une Méga!!!! par contre, champion du monde de marche à pied.

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On affiche pas loin de 65 km, et il est temps de replonger dans l’autre vallée pour rejoindre Avoriaz puis Morzine. Le compteur horaire tourne vite et nous savons que rejoindre les Gets va être impossible et puis on s’en fou puisque on n’est pas attendu là-bas. C’est juste que pour finir la boucle , il faut franchir la ligne dans ce bled. La piste à 4X4, le single, la prairie à vaches: tout y passe. La traversée d’Avoriaz: un désert de béton. C’est moche comme un pou sur une queue de cheval!! C’est vous dire qu’on a pas serré les freins pour la photo. Par contre, le single qui marquera le retour à l’écurie fut d’anthologie. On n’a pas pu rouler groupé. Les furieux de devant avaient encore un peu de chocolat suisse dans les cuisses et ont envoyé du pâté ( du Hénaff). Rien à faire des retardataires handicapé ou fatigué. A donf dans le charbon. Pour de bon, sans frein, debout sur les pédales, chacun pour soi et tous pour la bière! Je ferme la marche avec mon pote Mick, voiture balaie, et paf un client le bike sur l’épaule. Florian, l’homme qui va rouler la Méga du glacier: pas une chambre à air de rechange dans le cartable à se mettre sous la roue ! Et oui, il croit au Dieu tubeless. Moi aussi, remarque, mais aussi à son frère tubetype. Dépannage sur la bande d’arrêt d’urgence et retour au chalet pour retrouver le reste de la troop déjà douché, frotté, branl…… . Morzine, fin de journée, encore chaud, la bière est bonne  après plus de 10H de balade dans cette belle contrée des alpes du nord. Que dire: c’était bon, pas trop salé, épicé sans plus. Une putain de journée où chacun s’est fait plaisir quand il avait envi. Bon et après?

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Samedi: repos. Atelier mécanique. Vidage de bière. La météo est orageuse. On va trainer dans Morzine pour acheter du terrain. La pluie n’est pas loin. On arrive du côté de la gare du téléphérique et les premiers zombies arrivent couleur uniforme. Couleur caca. Pas kaki.    Il pleut en altitude, même qu’ils ont eu de la grêle. Pourri qu’ils sont. L’homme-machine est  méconnaissable. Seul ,les yeux permettent de dire qu’ils sont humain!!!!!! Un terrain breton au pire des conditions. Je vous laisse apprécier.
Pas de chance pour eux. Ca bâche parce que pas de plaisir ou trop dangereux. Je comprends mais il faut des perdants au loto. Et oui. Morzine est trop cher pour nous. Les anglais ont verrouillé les points clés: les shops vtt sont british. Et pas que ça. Font chier ces rosbeefs!  Mais j’ai la solution: british exit: BREXIT!  Et pan, retour à la case départ sans touché 25000. Classe la solution. Non?
Et nous dans tout ça? On revoie les montures  jusqu’à la dernière bille de roulement. Dimanche on roule les pistes de la station des Gets. Station de DH de coupe du monde. Il nous faut bien ça pour user les crampons xxl de nos pneus tubeless ready maxi.mich.vic et vu le niveau de certain qui tartine le pâté, je n’aurai pas misé sur des pistes vertes  pâles. Un 29’ tige basse ou un 27’ tige haute (hein Seb) ou un 150mm féminin en 26’, peu importe, chacun envoie à sa hauteur et le dernier de la chenille, il  apprécie la poussière des furieux qui se la pète en se prenant pour Fabien Barel, champion du monde de DH sur ces pistes il y a quelques années. et oui, replongez dans vos revues. Pour certain, z’étez pas né!!!!! Vous avez les archives pour ça.  On va cadriller la zone toute la matinée. L’arc en ciel y passe. Surtout les bleues et rouges. Le soleil est de retour. Normal on roule. Midi!  Chef, quand est ce qu’on mange? 
Maintenant. Resto au pied des pistes pour commenter les descentes des riders du dimanche. ( c’est dimanche, je précise). Ah, ah!  Comme nous sommes assistés des remontés, la fatigue on connait pas. On remet ça l’après midi. Même pente; même couleur, même piège. Chacun sa dose de virages et retour à Morzine par la partie boisée. Erreur fatale. La boue va pourrir nos montures et nous rappeler  d’où on vient. Seb rentrera par une noire. En fait, personne n’a fait la même piste pour rentrer, mais tout le monde a gouté au barbecue-bière du soir. Pas de coca autorisé ce week end sauf autorisation médicale.  La soirée de fin verra un grand moment: le Seb ne finira pas sa despé disputé à Mick avec qui il dispute la chambre. Je finirai le chouchen avec mon gollum et 3 litres de st Erwan du pays glazik. Chris va mieux et boira une demi bière de Trégunc. La France ne gagnera pas pas l’euro dixit Xavier. Adrien changera ses freins pour descendre moins vite. Anaëlle, ben je sais pas!! Je referme cette page en vous disant tout simplement que les absents ont loupé un bon moment de ride et de levé de coude. La session de rattrapage aura lieu mais faudra pas tarder pour prendre sa place. D’ailleurs, j’ai failli oublier de publier LE SCOOP. A propos de place, Seb a pris la sienne pour le Hellfest 2017 avec comme garde du corps, Chris et Steph. Rien que pour ça, je l’accompagne. Bonnes vacances à ceux qui en prennent, les autres, bon taf.                                                                                          ————————————                                                                                            le 30 juin  2016                                                                                               Bruno (startrek)
 


28/08/2016
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