breizh troopers

transbiking 66

La transbiking 66
Ille sur Têt, Pyrénées orientales 1° et 2 mars 2014

Après la transvésubienne 2013 au palmarès, 2 bikers des breizh-troopers changent de massif montagneux pour rouler dans les Pyrénées orientales à l’occasion de la garoutade-transbiking 66.
Mon co-équipier Steph, toujours partant pour les raids longue distance, surveille activement la date des inscriptions car les places sont limitées. Feux vert fin novembre 2013. C’est aussi à ce moment-là que la météo a décidé de corser l’entrainement. Pluie, tempête et terrain impraticable vont nous limiter en sortie tout terrain. C’est là que le vélo sans roue va prendre de l’importance dans notre préparation physique. Alternant 1 à 2 séances de H.T. et 1 sortie terrain par semaine, nous assurons le minimum pour maintenir la forme.
Préparation matériel : on reprend les mêmes et on recommence ; les montures de la T.V. 2013 reviennent presque à l’identique. Juste des pneus différents en prévision des 2 jours à rouler en terrain caillouteux. Spé enduro en 160mm, trek remedy 8 en 150mm. Le tout en 26in.
Arrive le 28 février 2014 comme si on ne l’avait pas vu venir !! C’est déjà demain qu’on roule qui me dit le gollum. Ben oui monseigneur, c’est demain le 1° mars. Pas vu le temps passé.
Direction le sud-ouest de la France, soit 1040 km de nos terres humides. Arrivé à la tombée de la nuit, on distingue à peine les montagnes. On a hâte d’y être et par la même, d’en découdre avec le D+. Notre camp de base se situe à Perpignan, dans un hôtel qui nous garantit douche chaude à toute heure et café chaud. On fête notre arrivée au chouchen melmor : la Bretagne « liquide » qui réchauffe l’intérieur. C’est aussi un bon somnifère garanti, mais option ronflement compris dans le prix également. Je confirme.
Samedi : au programme est prévu le retrait des plaques et 2 spéciales enduro sur les terres de Damien Oton, un pro dans le top 10 de la discipline enduro. 2 pistes qu’il dévale pour l’entrainement, c’est dire que ce n’est pas une balade aux champignons qui nous attend. Arrivé à Ille sur Têt, ville de départ des festivités, on récupère vers 10h, le sac de l’organisation et le sésame pour dimanche. J’ai le n° 130 !! C’est aussi la vitesse max sur l’autoroute. Coïncidence. Aucun rapport. On commence à rouler quand, chef ? Et ben nous voilà sur la 1° trace GPS pour la spé 1. Alors là, commence les emmerdes. La connasse de service dans la boite électronique nous cherche. Faites demi-tour ! Tourner à gauche ! Dans le ravin, qu’elle nous envoie ! C’est du grand n’importe quoi la nav au GPS. Et dire que demain on part pour 70 km avec cet engin. On n’est pas rentré. Après plusieurs recalcule de trace, on finit par atteindre le point de départ de la spéciale verte. Ce n’est pas une spéciale pour écolo. Vert, c’est comme au ski, c’est facile. Ben le mec qui a dit ça est daltonien ou alors je ne sais pas faire de vélo. Gollum sort l’artillerie lourde : armure complète style robocop, de même pour moi. On est les 2 seuls à porter des casques intégraux. La vérité si je mens : on a vu des crosseux perchés à 2 m sur des bikes en carbone ultra light sur la piste. Des grands malades au vu des pavetons qui garnissent la chaussée. Schuss !!! J’ouvre la piste. Là tu sais que l’adrénaline a remplacé le sang dans les tuyaux. J’ai les cheveux hérissé dans mon casque ! J’aime bien cette phrase gollum. Profil descendant mais relance obligatoire. Oups ! Une marche que je refuse et qui restera in franchi. Restons entier pour demain. Paf, 2 échelles à descendre. C’est surprenant mais faisable. On enchaîne virages secs, saut de marches, pierrier et vues de rêve. Il aura fallu beaucoup d’attention pour choisir sa trajectoire et surtout préserver le matériel car les cailloux et rochers sont omniprésents pour vous chercher les noises. Au final, on fera 2 fois la verte et une fois la noire. La raison et la sagesse nous fait renoncer à plus. On n’est pas là que pour ça. On totalise environ 30 km pour un entraînement qui sera en fait répété sur 70 km le lendemain. Une spéciale d’enduro de 70 km, quoi !!!
Retour à la niche, avec un dîner copieux pour refaire le plein d’énergie. On squatte la bouteille de melmor, la Bretagne liquide qui réchauffe. Le lit s’appelle bienvenu et le 1° qui s’endort n’entendra pas l’autre ronfler. J’ai gagné.
Dimanche : 6h. Le soleil joue gagnant et ciel sans nuage nous offre la plus grandiose des cartes postales. Le mont Canigou recouvert de neige sera notre tableau pour la journée. On s’active de bonne heure pour être au départ à 7h30. Ce raid comporte 3 boucles limitées par des portes horaires de façon à finir avant la nuit. Sinon votre survie dépend que de l’appétit des ours. Il y en a, ne rigolez pas. Pas loin de 400 riders dans les rues aux abords du site, ça fait du monde et un beau salon du bike de toutes les tailles : 26, 27.5, 29 pouces, semi, tout suspendu, XC, all, enduro. J’en ai pris plein les yeux et un certain bronson ne m’est pas resté indifférent.
C’est parti pour un tour du massif boisé, d’environ 67 km et 2940m de D+. C’est la version transbiking. Le ton est donné par une ascension qu’on a sous - estimé d’entrée. Ca calme tout le monde à tel point que l’embouteillage façon roch’ est inévitable. Rapidement le bouchon saute car tout le monde bouge son cul pour rouler et non marcher. Vient le sommet, le premier. Et derrière la sucrerie du gamin : une descente dans la forêt, un véritable slalom entre les arbres dans le pentu. Un single d’ouverture qui met vite au parfum sur le niveau d’engagement. Nous en s’en fou, on a vu hier, qu’on passait tout sauf une put…… de marche. On roule roue dans roue : c’est encore l’heure de pointe mais la cadence est donnée. Km 23, la bosse se respecte car elle va nous propulser en 3 km à 236 m plus haut. On finit au sommet au km 33 à 645 m d’altitude, point le plus haut atteint dans ce raid. Va suivre à cet instant le single de la journée : 3km avec 260m de D-. Un grand moment de sensations où on se surprend à tout passer sur le vélo. Un coup de cul de 1.3 km et c’est reparti pour 268m de D- sur moins de 2 km !! Pentu vous avez dit ? Un tiopeu monsieur. Alors à ce moment mon co-équipier comprend qu’un 760mm ça passe difficilement entre les arbres et goute aux joies de la branche qui dépasse. Faites demi-tour !!!! Connerie de GPS de mes deux. Encore pommé. M’en fou y a des traces et des bikers qui ont la bonne trace. Km 40, un ravito, un vrai avec du saucisson, du fromage, des curly, des sucreries et du coca (le cousin). On ne peut pas ignorer un buffet champêtre aussi bien monté. On se goinfre, on remplit le chameau et là je commence à émettre un signal d’alerte car la porte horaire est à 3 km et on a 17 minutes devant nous. Bien sûr cette porte se situe dans la deuxième grosse difficulté de la journée, soit 7 km et 431m de D+. Dopé par un ravito gargantuesque, on enquille les 3 premier km debout sur les pédales pour passer la porte à 12h59’ moi qui croyait qu’elle fermait à 13h comme dit sur le plan du circuit. Elle a fermé à 13h30. Reste devant nous 24km. Plus de pression d’heure mais le dromadaire n’a pas qu’une bosse me dit gollum, qui matte la courbe sur son GPS. Très pratique d’ailleurs ce gadget pour la gestion de l’effort. On roule sur une piste large et séché par le soleil et le vent, pour s’élever vers le plus beau panorama : on verra la mer mais pas les Baléares, la neige mais pas les skieurs, des filles mais pas pour nous. Une longue procession qu’on ne montera pas que sur le vélo. Ben oui ; je ne roule pas chez BMC team, moi. Du sommet on bascule par une succession de singles dans la garrigue puis la forêt, pour finir dans les vergers où gollum m’impose un ravito sauvage. Il avait raison car après la traversée de la vallée, nous attendait un portage de 1.5 km pour 152m de D+. Raide la piste mais derrière, banzaï !! Le single du finisher, celui qui hérisse vos cheveux dans le casque. Un concentré de plaisir et de pilotage avec le sourire dans le coin. Faites demi-tour !!! GPS de merde. Quoiqu’à ce stade, j’aurai bien aimé en refaire une. Retour à Ille sur Têt en longeant une curiosité géologique : les orgues : la falaise est sculptée par l’érosion laissant comme des tuyaux d’orgue dressés vers le ciel. C’est vraiment magique. Dernière ligne de bitume pour se tirer la bourre avec d’autres riders qui en terminent comme nous. Mais c’est qu’on a encore du jus me dit gollum.
Tous se retrouvent dans la salle des sport pour un repas servi par des bénévoles d’une gentillesse sans limite avide faire connaitre la région et ses spécialités culinaires entre autre. Quelle ambiance !!! Nous referons cette journée autour d’une bière dans le centre de Perpignan qui, soit dit en passant, est une jolie ville à 5 km de la mer. Nous, on signe pour 2015, pour la transbiking 09 qui se roule dans l’Ariège en septembre. Parait que c’est pareil que la TB 66 mais les cailloux ne bougent pas et les paysages encore plus…………………………………. Perso, j’ai eu le coup de foudre pour ce spot de vtt et je crois que je ne suis pas le seul. Merci gollum pour ce moment de partage vtt et ton carburant pur sucre du pays. Que c’était bon.

Bruno, alias startrek



07/03/2014
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